• L'arc

Publié le par cine.gi

L’arc drame de Kim Ki-duk
avec :
Jeon Sung-hwan, Han Yeo-reum, Seo Ji-seok, Jeon Gook-hwan, Kim Il-tae, Jang Dae-sung, Cho Suk-hyun, Kong Yoo-suk, So Jae-ik, Shin Taek-gi, Kim Myung-hoon, Lee Jong-gil, Kim Ye-gi, Pyo Sang-woo, Kang Eun-gyu, Bae Do-yun, Lee Moo-nam, Jung Mong-eun, Kim Boo-hyung, Kim Young-jin

durée : 1h30
sortie le 14 décembre 2005

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Synopsis
Un vieil homme vit avec une jeune fille qu’il retient loin du monde, sur un bateau en pleine mer. Il compte l’épouser lorsqu’elle aura 17 ans. Les pêcheurs, de passage sur l’embarcation, ne manquent pas de remarquer la ravissante jeune fille, toujours farouchement surveillée par son protecteur. Mais, les rêves de mariage de ce dernier tournent à l’obsession lorsque s’éveille chez sa promise un intérêt pour un jeune homme de la ville…

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L'arc
Un arc est un instrument de destruction très rapide qui se prête surtout à la chasse. Arme de précision, il incarne l’autorité. Son apparence est d’une grande simplicité, mais sa force
est extraordinairement variable et dépend de la manière dont l’arc est bandé. Pour le réalisateur Kim Ki-duk, l’arc ne se réduit pas à la définition du dictionnaire, mais prend une tout autre signification dans le film : l’arc permet de préserver un monde menacé des influences extérieures, mais s’avère aussi un instrument de musique rituel servant d’unique moyen de communication avec le monde et permet enfin de prédire l’avenir à la manière d’un talisman chamanique.



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Kim Ki-duk : « Force et beauté sonore – comme un arc tendu… Je veux vivre ainsi jusqu’à mon dernier souffle. »

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Notes de production

La nature, vaste décor du film
La mer et un vieux bateau de pêche ont servi de décor à L’arc
Le réalisateur Kim Ki-duk a choisi le paysage maritime du village d’Euolwang, sur l’île de Youngjong d’Incheon, pour y situer son film. Il a utilisé un vieux bateau de pêche – sur lequel le vieil homme et la jeune fille cohabitent dans le film – qui mouille au large. Le plateau du film se résume au chalutier et le cinéaste a donc en fait en sorte que le bateau s’intègre le mieux possible au cadre naturel.
Grâce à ce dispositif, le spectateur est particulièrement à même d’admirer les images du ciel, de l’océan et du bateau sur lequel les chiffons colorés s’agitent au gré du vent et sur la coque duquel est représentée une peinture de Bouddha.

17 jours d'un éprouvant tournage en mer
Début janvier 2005, le tournage de L’arc commence, alors que le vent et les marées d’hiver se déchaînent. Pendant les 17 jours qui suivent, le réalisateur et son équipe ne cessent de tourner dans des conditions éprouvantes : une cinquantaine de comédiens et techniciens doivent cohabiter dans l’espace exigu du bateau tout en y stockant du matériel de tournage et des accessoires.
Ces conditions difficiles et la proximité d’une base militaire imposaient à l’équipe d’observer un certain nombre de règles de sécurité, comme le port obligatoire d’un gilet de sauvetage en permanence et le respect des consignes émanant du département sécurité en cas d’incendie.



Les joyaux cachés de l'arc
Le titre du film – L’arc – a plusieurs significations, et il s’agissait bien entendu de l’accessoire du film exigeant la plus grande attention. L’accessoiriste envisagea au départ de confier la fabrication d’un arc à un artisan, mais Kim Ki-duk se contenta d’un arc banal acheté dans le commerce. Il attacha plusieurs chiffons de couleur à l’arc, puis il le bricola pour qu’il ait l’air vieux et robuste.

La peinture du Bouddha
Avant le tournage, l’équipe s’attela à la métamorphose du bateau : en effet, il fallait qu’un banal chalutier se transforme en bateau capable d’affronter l’océan et que la cabine étroite puisse accueillir le vieil homme et la jeune fille. Pour les séquences de prédiction de l’avenir, où la jeune fille fait de la balançoire face à la peinture du Bouddha tandis que le vieil homme tire ses flèches en direction de la peinture, le réalisateur fit appel au peintre Jung Byung-gook pour qu’il peigne un Bouddha sud-coréen traditionnel sur la coque du bateau. Un travail difficile à réaliser sur une embarcation agitée par les flots et dans un froid glacial…



La musique
Dès le scenario, Kim Ki-duk avait l’intention d’utiliser l’arc comme source musicale.
Etant donné la difficulté de ce projet, le cinéaste employa un violon coréen traditionnel car le son qu’il produit est proche de celui d’un arc qu’on gratte.
Lorsque Kim Ki-duk entendit le violoniste Kang Eun-il, il fut si impressionné qu’il crut qu’il s’agissait d’un morceau spécialement composé pour le film. Au final, deux compositions de Kang Eun-il ont été utilisées dans le film, notamment pour les scènes où le vieil homme joue de son arc.



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Fiche technique
Réalisateur producteur scénariste monteur : Kim Ki-duk
Producteur exécutif : Michio Suzuki
Co-producteur : Kang Young-gu
Directeur de la photographie : Jang Seung-baek
Musique : Kang Eun-il
Son : Jeung Hyun-soo
Directeur de production : Jang Seok-bin
Assistant réalisateur : Jang Hun
Directeur artistique : Kim Hyun-ju
Chef décorateur : Chung Sol Art
Costumes : Kim Kyung-mi
Maquillage : Kim Ki-sun

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présentation réalisée avec l’aimable autorisation de
remerciements à Renaud Cambuzat et Pascal Launay
logos, textes & photos © www.tfmdistribution.fr

Publié dans PRÉSENTATIONS

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