• Olé

Publié le par cine.gi

 Olé comédie de Florence Quentin
avec :
Gad Elmaleh, Gérard Depardieu, Sabine Azema, Valeria Golino, Gaëlle Bona, Valentin Merlet, Mar Sodupe, Isabelle Caubere, Xavier Couture, Bob Swaim, Roger Pierre, Claudine Coster, Roland Bertin, Zinedine Soualem, Cédric Chevalme, Vincent Dubois, Jean-Christian Fraiscinet, Jean-Claude Binoche

durée : 1h37
sortie le 7 décembre 2005

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Synopsis
Ramon Holgado est le chauffeur d’un grand patron.
Il est aussi son confident, son partenaire de golf, et l’alibi de ses frasques.
Son épouse, Carmen, rêve de repartir sous le soleil de l’Andalousie avec son Ramon, et d’être la femme la plus chic de Séville grâce à la garde-robe somptueuse que lui offre sa patronne, aussi riche qu’hypocondriaque.

Le jour où un aventurier de la finance tournera la tête son patron au point de le ruiner, il n’y aura plus personne pour le sauver.
Personne, sauf Ramon…

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Entretien avec Florence Quentin
- " Qu'est-ce qui a inspiré l'idée de Olé ! ? "

Florence Quentin : " Comme souvent pour les scénarios que j'écris, j'aime bien partir d'histoires réelles que je transforme par la suite, sur lesquelles je brode. Dans le cas de Olé ! l'idée est venue de mon fils qui m'a dit: Tu sais, c'est une histoire formidable, cette espèce d'osmose qu'il y avait entre ce chauffeur et son patron... C'était des gens qu'on connaissait. Donc on est parti d'eux et on est arrivé au film. "

- " Vous qui êtes surtout connue comme scénariste qui confiez la réalisation à d'autres, Olé ! a toujours été un film que vous comptiez réaliser ? "

F. Q. : " Ah oui, Olé ! c'était pour moi. J'avais envie de le réaliser. J'avais une tendresse très particulière pour mes deux héros. Les histoires d'amitié entre hommes m'émeuvent toujours. J'avais envie de Gérard Depardieu et de Gad Elmaleh pour ces deux rôles, envie de me les coltiner, je crois que ce mot est juste et approprié à la situation que j'ai vécue avec eux sur le film. "

- " Comment on se coltine deux stars ? Comment on les choisit, comment on imagine le mariage ? Et comment on gère ça sur un plateau tous les jours ? "

F. Q. : " Il y a un peu d'inconscience. En même temps, l'envie était tellement forte ! On m'avait surtout dit que j'allais souffrir. Mais tant qu'à souffrir je préférais souffrir avec deux grands talents. Leur couple m'a tout de suite semblé évident, ils étaient faits l'un pour l'autre. Et quand à huit jours d'intervalle, ils m'ont dit qu'ils aimaient le scénario et qu'ils avaient envie de jouer ensemble, j’étais galvanisée et j’ai foncé. D'ailleurs je n'avais pas l'impression d'avoir deux stars sur le plateau. J'avais deux grands acteurs pendant les prises et deux garnements un peu turbulents entre les prises. Moi qui adore les adultes qui ont gardé une part d'enfance, j'ai été servie ! Mais au bout du compte, l'air de rien, ces deux là m'ont donné beaucoup d'amour. Je n’ai pas vu passer les jours. Et les difficultés ont été bien moindres que ce qu’on m’avait raconté. Sauf que vous avez tout de même deux enfants de cinq ans et demi, dignes de la maternelle, qui jouent ensemble entre les prises. Mais ça peut être agréable, aussi... "

- " Et puis il y a eu cette amitié qui s'est créée entre eux, que vous avez initiée, et vu évoluer chaque jour… "

F. Q. : " Oui, c'était très joli, parce qu'il y a une amitié entre ces deux hommes dans le film qui s'est répercutée sur le plateau. On avait vraiment l'impression qu'ils étaient frères. C'était deux enfants fous de joie tous les matins de se voir et inséparables. "

- " Décrivez-nous le personnage de Ramon que joue Gad Elmaleh. "

F. Q. : " Ramon est un homme extrêmement généreux et affable. C’est un chauffeur qui ne vit et ne respire que pour son patron, il lui voue une admiration et une amitié sans bornes, jusqu'à adopter ses goûts et son style de vie. Il en néglige même sa délicieuse épouse qui trouve cette amitié un peu envahissante. Ramon n'est jamais aussi heureux que dans sa Mercedes au service de son patron, pour qui il est un faire-valoir parfait, aux yeux de ses amis et de ses relations d'affaires. Ramon est une sorte de chauffeur-vedette avec un statut tout à fait exceptionnel dans cet univers d'hommes d'affaires parisiens. C'est un homme qui semble fasciné par l'argent et le pouvoir que cela donne. "



- " En plus il s'occupe de la femme et du fils du patron… "

F. Q. : " Tout à fait, il régit tout dans la maison, il assure ! Il fait fonction d'infirmière, de tuteur, de banquier, de complice… Il est indispensable et incontournable. "

- " Est-ce pareil pour François, qu'interprète Depardieu ? "

F. Q. : " Non, et c'est toute la cruauté du film. François est un homme qui est né avec une cuillère d'argent dans la bouche, sympathique, envahissant, plein de charme, mais aussi colérique et injuste, qui cultive l'égoïsme à un très haut niveau. Il jettera Ramon comme un kleenex quand il trouvera un autre centre d'intérêt ; mais incroyablement, son charme fait que,tout comme Ramon, on n’arrive pas à le détester. C'est quelqu'un qui ne se retourne jamais sur lui-même et ne se remet jamais en question. Il joue en permanence avec la vie et rebondit sans cesse. "

- " Comment on invente des épouses à de tels personnages ? "

F. Q. : " Avec Alexis, on les voulait surtout pleines de charme, et réagissant l'une et l'autre de façon différente à leur solitude. Alexandra, la femme du patron, est retranchée dans une bulle hors de la réalité. Carmen par contre, très lucide et instinctive, sent le danger s'abattre sur son couple et sait que son salut ne viendra que de la fuite en Espagne, loin de la cage dorée de Neuilly. "

- " C'était assez difficile de trouver à Gérard Depardieu une épouse qu'il n'ait pas côtoyée au cinéma… "

F. Q. : " Très ! Gérard et Sabine n'avaient jamais tourné ensemble et semblaient ravis de leur union. La rencontre a été très chaleureuse, il y avait un vrai respect de l'un pour l'autre. Ce que j'aime chez Sabine, c'est qu'elle prend des risques, elle n'a peur de rien. Elle a apporté une vraie folie et une élégance au personnage d'Alexandra. Je la sentais enchantée de jouer en face de Depardieu, elle y prenait un plaisir certain, Valeria et Gad aussi. Ce n'est pas anodin de jouer en face de Gérard. "

- " C'est quand même assez culotté d'avoir un couple d'Espagnols dont aucun n'est espagnol. Comment invente-t-on un couple aussi improbable et comment se fait-il qu'à partir du moment où vous nous le présentez, on y croit ? "

F. Q. : " C'est le talent de ces deux acteurs, juste le talent. Ils sont rentrés dans la peau de leur personnage sans la moindre anxiété. Je voulais une Carmen qui ait une voix qui chante la Méditerranée. Après, que cette musique soit grecque, italienne, ou espagnole ne me dérangeait pas. Valeria, quand je l'ai rencontrée, m'avait dit que pour le film de Sean Penn, elle avait déjà joué une mexicaine et qu'elle avait beaucoup travaillé son accent. Pour Olé ! elle a travaillé avec un coach et a même ajouté des expressions très espagnoles à mes dialogues. Elle a vraiment modelé le personnage que nous avions écrit avec Alexis. Elle lui a apporté une violence et une humanité formidables. Pour le personnage de Ramon, par contre, je voulais un espagnol sans accent, qui ne parle même pas sa langue et connaisse très peu son pays, comme toute cette génération dont les parents ont quitté l'Espagne sous le régime fasciste pour s'installer en France. Il est tellement peu concerné par son pays qu'il diffère constamment son retour. "

- " Comment choisit-on le look d'un film qui est baigné dans le luxe ? "

F. Q. : " Le vrai luxe est très difficile à filmer car il n'est pas ostentatoire. Je n'avais pas envie d'un univers clinquant et nouveau riche. On est chez des grands bourgeois de Neuilly, collectionneurs, mélomanes, qui vivent avec leur temps. Ramon qui ne pense qu'à ressembler à son patron, va se construire une maison encore plus raffinée que lui. J'aimais l'idée que l'élève dépasse le maître. Katia Wyszkop, la décoratrice, m'a aidée à trouver le bon ton du film. Les costumes aussi participaient à ce luxe. Avec Jackie Budin, on s'en est donné à cœur joie : les grands couturiers, les bijoux, les accessoires luxueux. L'idée de départ était que les domestiques soient aussi élégants que les patrons. "



- " Comment trouver la bonne vitesse, le bon rythme lorsqu'on met en scène une comédie ? "

F. Q. : " Une bonne comédie ferait toujours un grand drame ! C'est juste un tout petit peu décalé. Après, c'est une musique précise et rapide. Je demande toujours aux acteurs de rester très proches des dialogues tels qu'ils sont écrits, c'est comme une partition. Si on change les mots, très vite il y a un sentiment de dissonance et c'est une souffrance pour moi. Cela amusait beaucoup Gad. Je n'ai pas peur de quelqu'un comme lui qui a un vrai talent d'écriture, j'ai peur en revanche de ceux qui n'en n’ont pas et ils sont légion. Je ne crois pas beaucoup à l'improvisation. Pour le rythme, un seul mot : vite, toujours plus vite !
Sur le film, dès que le rythme baissait, je disais à mes acteurs Comédie, comédie ! ou bien je disais Olé ! cela marchait aussi. "

- " Le titre est venu très vite, Olé ! ? "

F. Q. : " Quand Alexis m'a parlé de son idée, j'ai aussitôt pensé Olé !. C'est le premier mot que j'ai écrit. C'était joyeux, léger, un peu cruel aussi, comme la corrida. "

- " Comment s'est passé le tournage ? "

F. Q. : " C'était très Olé! avec tout de même une personnalité de taille en face de moi… !!! J'avais un immense ours brun en permanence sur le plateau. Mais tellement touchant et drôle… A sa façon, il m'a protégée pendant tout le film. Gérard donne une énergie au tournage tout à fait particulière. Gad disait en rigolant avant l'arrivée de Gérard Le film commence la semaine prochaine ! et il avait raison. Dès son arrivée on a mis le turbo. Avec Gad les rapports étaient très différents, très tendres, c'était un peu mon petit frère, on était bien complices.
Sabine et Valeria sont deux femmes gaies, pleines d'humour, très solidaires du film. On travaillait beaucoup, énormément. Je n’ai jamais autant travaillé de ma vie ! Mais c'était très joyeux, parfois même délirant. Et puis autour de moi, il y avait une équipe faite de gens que j'aime. J'ai besoin de personnes bienveillantes avec moi. Il y a mes quatre piliers. Pascal Gennesseaux mon complice, chef opérateur et conseiller technique. Sans lui, je ne sais pas si j'aurais eu le courage de passer à la réalisation. Il est calme, pondéré, il me rassure, il râle tout le temps, j'adore cela. Il y a Momo, mon assistant qui râle tout le temps aussi d'ailleurs ! J'ai l'habitude de dire que s'il n'est pas libre, je ne fais pas le film. Personne ne me croit et pourtant…
Et puis Jean Minondo, l'ingénieur des sons le plus délicieux et pointilleux du cinéma français. Et Agathe Moro, la chef coiffeuse, ma copine, on se connaît depuis *La vie est un long fleuve…* C'est un élément pondérateur et joyeux dans les loges auprès des acteurs, c'est très important. Sur ce film toute l'équipe était harmonieuse, j'aime cela.
"

- " Il faut quand même qu'on parle d'un acteur inattendu qui est Xavier Couture. "

F. Q. : " Xavier joue le rôle de Delahaye, un personnage dont on parle beaucoup dans le film mais qu'on voit très peu ; c'est un peu l'Arlésienne du film. Avec Stéphane Foenkinos qui a fait le casting, on cherchait plutôt une personnalité, le rôle étant petit et peu bavard pour un acteur chevronné. Xavier était ravi de le jouer et il y a mis tout son cœur. La plupart de ses scènes étaient avec Gérard Depardieu qui l'a beaucoup aidé et l'a mis en confiance. "

- " Quand vous voyez le film terminé, par rapport à ce que vous imaginiez, qu'est-ce qui est différent et qu'est-ce que ça vous apprend sur vous ? "

F. Q. : " Je n'ai pas encore assez de recul, je suis encore tout contre le film. Je l'aime, c'est tout… Quand j'ai écrit La vie est un long fleuve tranquille mon premier scénario, en écrivant le mot Fin, je me suis dit: Je l'ai fait ! Incroyable, t'as écrit un scénario ma vieille ! Pour Olé ! c'est le même sentiment: Je l'ai fait ! Mon deuxième film ! Je l'ai fait, avec Gad, Sabine, Gérard, Valeria, et mes producteurs qui m'ont suivie jusqu'au bout, vraiment suivie. C'était royal ! Et surtout j'ai eu du plaisir et pour moi c'est tout de même le principal. "



- " Il y a beaucoup de musique dans le film ? "

F. Q. : " J'aime et j'écoute toutes les musiques dans la vie. J'avais envie de beaucoup de musique. Dans ce film, François et Ramon adorent l'opéra, Carmen écoutent des chansons populaires, et chante tout le temps dans sa cuisine.
C'est Michèle, ma productrice, qui m'a parlé de Titi Robin. Il a créé pour le film une musique au parfum d'Espagne, très joyeuse, légère, populaire. J'ai eu le temps de bien penser à la musique pendant ma préparation, Michèle est très soucieuse de la musique dans les films, ce qui est assez rare dans le cinéma français. On a beaucoup travaillé cela ensemble.
"

- " Comment dirige-t-on Gérard Depardieu ? Est-ce qu'on le dirige ? "

F. Q. : " Vraiment, on ne dirige pas Gérard Depardieu. En même temps, Gérard Depardieu est quelqu'un qui vous écoute, on parle ensemble de son personnage. Mais c'est vrai qu'à chaque prise, Gérard m'a étonnée. Il a toujours été vers ce que je voulais, et d'une façon tellement rapide que c'est extrêmement étonnant. Je ne sais pas si c'est grace à un immense métier doublé d'un immense talent, mais cela ressort, même au montage. C'est-à-dire que Gérard chante une chanson juste avant de tourner la prise et il reprend la chanson juste après. Mais pendant le temps de la prise, il est incroyable. Rien n'est faux, tout est juste. Ce qui est étonnant, c'est à quel point il est léger et fin. C'est tout de même un personnage extrêmement massif, énorme, immense, gigantesque, Gérard. Et en même temps, quand il marche, on a l'impression qu'il avance comme un danseur. Il y a une légèreté en plus. Et il est exactement ça dans les rôles. C'est même fascinant. Parce que quand vous le voyez jouer, vous êtes le premier spectateur admiratif.
C'est formidable de travailler avec lui. Et c'est formidable pour les acteurs qui travaillent avec lui. Il donne énormément, ce n'est pas quelqu'un qui ne joue que pour lui, il joue pour les autres, il donne aux autres et il aide les autres. Respect, vraiment.Et si vous n'aimez pas quelque chose, Gérard vous écoute. Si vous lui dites : Tu vois, je le voyais différemment, il n'y a jamais de problème. Mais en même temps, il est bon tout de suite. Moi, j'ai eu l'idée un jour de faire un film où il n'y aurait que Gérard Depardieu. Il ferait tout : les femmes, les hommes, les enfants. Il est tellement étonnant. J'ai toujours été une immense admiratrice de Gérard, mais tourner avec lui, c'est vraiment un plaisir.
"

- " Comment était Gad Elmaleh ? "

F. Q. : " Gad, c'est complètement différent, parce que lui, autant c'est un immense showman qui est très connu, dans le cinéma, il a beaucoup moins d'expérience que Gérard. Mais c'est un talent absolument formidable. D'abord, il a un talent poétique, il a un talent de drôlerie. Et le personnage qu'il interprète est assez loin du couillon de la lune ou des personnages qu'il fait sur scène. Il est très doué et je sais maintenant qu'il a un potentiel immense. Il n'est qu'au début de ce qu'on va faire avec lui au cinéma, je crois. Il peut tout jouer. Vraiment, c'est étonnant. On sent tellement que l'émotion passe… Il va du rire aux larmes, c'est un Buster Keaton. Il a ces espèces d'yeux immenses dans lesquels on se noie, ce charme fou. Et puis dans le film il est beau, élégant, vraiment mignon comme un cœur. C'était aussi très plaisant de tourner avec lui, mais c'était complètement différent. Il était fou de joie de tourner avec Gérard. Sur un plateau, même s'il plaisante et s'il rigole, il est toujours prêt à vous aider et à parler des choses. C'était vraiment agréable. Gérard et Gad sont deux très belles personnes. "

- " Finalement, pour diriger des acteurs pareils, c'est bien d'être une femme ? "

F. Q. : " Je ne sais pas, mais moi, je suis une femme et ça s'est très bien passé. Je ne sais pas pourquoi je me suis bien entendue avec eux. Ça s'est passé comme ça. Moi, je suis sincère, je dis les choses. En même temps, je les ai aimés énormément, voilà. J'aime les acteurs et j'ai aimé mes acteurs, et peut-être qu'ils l'ont ressenti. Moi, je ressens les choses, quand je ne suis pas contente, je le dis. Donc c'était très simple. Quand j'étais fâchée, je le disais aussi car ce sont deux garnements. Exceptionnels, mais deux garnements! Heureusement, j'avais en Valeria et Sabine des femmes extrêmement sages, des actrices formidables également. Valeria Golino aussi, ça a été une vraie rencontre. Une femme formidable. Et en plus, elle avait la tâche de faire passer quelques mots d'espagnol, quelques expressions et elle l'a fait avec beaucoup de finesse. C'était difficile pour elle parce qu'elle est Italienne, donc le français est encore une langue un peu compliquée, mais elle est rentrée dans son personnage d’une façon étonnante. Cette femme très belle, d'habitude, on la prend comme une poupée sublime et là, elle est humaine, elle a un côté près de la terre, un côté tout à fait normal. Et elle joue cette cuisinière avec une sincérité étonnante. "

- " Donc, Olé ! aura été une belle expérience ? "

F. Q. : " Oh, bien plus que ça ! D’ailleurs, rien que d’y penser, ça me donne la chair de poule... "

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Fiche technique
Réalisateur : Florence Quentin
Produit par : Michèle & Laurent Petin
Image : Pascal Gennesseaux
Scénario : Florence Quentin et Alexis Quentin
Montage : Jennifer Auge
Décors : Katia Wyszkop
Costumes : Jackie Budin
Musique : Titi Robin
Son : Jean Minondo, Jean Goudier et Anne Le Campion
Directeur de production : Frédéric Blum
1er assistant réalisateur : Thierry Mauvoisin
Casting : Stéphane Foenkinos
Coiffure : Agathe Moro
Maquillage : Turid Follvik et Lydia Pujols
Production : Arp
En coproduction avec : Tf1 Films Production
Avec la participation de : Canal + et Tps

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présentation réalisée avec l’aimable autorisation de
remerciements à Michèle Halberstadt
logos, textes & photos © www.arpselection.com


Publié dans PRÉSENTATIONS

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