L'arc

Publié le par cine.gi

AVT 1ÈRE
en ouverture du Festival L'arche de Corée


en salle à partir du mercredi 14 décembre



Stéphane Libs donnant la parole à Monsieur Donghwan Choi
Ministre plénipotentiaire et Consul Général de l'Ambassade de Corée en France
dans le cadre de l'ouverture du Festival L'arche de Corée


Kee-tea Rha président de l'ACÉFA et son équipe dynamique à l'initiative de l'Arche de Corée

***

quel grand artiste kim ki-dum...

il réalise à nouveau un grand chef d’oeuvre dans la continuité de "printemps, été, automne, hiver... et printemps". un vieil homme (joué par jeon sung-hwan) tient éloigné, sur un bateau en pleine mer, une jeune fille (interprété par la sublime han yeo-reum). pour subsister il met son bateau à la disposition de pêcheurs qui sont troublés par l’adolescente jalousement surveillé par le vieil homme et son arc. l’obsession du mariage avec sa promise hante le vieil homme, jusqu’au jour où cette dernière pose son regard sur un jeune étudiant (joué par seo ji-seok) ...
quelle virtuosité de faire passer toute une palette d’émotions à travers les seules expressions des visages et attitudes des deux acteurs principaux sans une parole, prédictions comprises... ce vieil homme respectueux des traditions et protecteur de la jeune fille va brûler les étapes (tendrement évoqué dans les scènes du calendrier) par jalousie excessive et désir charnel d’assouvir la possession de sa promise. mais le grain de sable va venir par l’intermédiaire d’un jeune étudiant qui veut éveiller la jeune fille à l’ouverture sur le monde.
et quelle trouvaille la relation vieil homme - jeune fille et vieux bateau ancré en pleine mer - embarcation pour rejoindre la terre ferme, dans la sublime scène où les deux bateaux sont reliés par une corde, l’une des extrémités attachée à la petite embarcation où se tiennent l’étudiant et la jeune fille et l’autre à ... symbolisant le cordon ombilical qui va être rompu, débouchant sur les scènes du mariage traditionnel. ce film est un petit bijou par toutes les scènes touchantes et boulversantes que ce soit les scènes de bains, les scènes des lits superposés, la scène du lit double, les scènes de la balançoire et de la prédiction à partir d’une peinture d’un bouddha de jung byung-gook, la scène rebelle où la jeune fille va rejoindre l’étudiant dans le lit, etc...
un film fort sur une musique magnifique de kang eun-il, un véritablement envoutement.
kim ki-dum réussit à décrocher une flèche de pure poésie et à atteindre notre coeur.
ne ratez pas “L’arc” qui sera projeté à partir du 14 décembre...

photos 67-ciné.gi © 2005, tous droits réservés
remerciements à l'équipe du

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